Cuba tour : mission Santiago, Jour 2, 1ère partie

Publié le par Lily

2010 06 Cuba 115Ce matin, le petit-déjeuner est à 8h car nous avons rendez-vous une heure plus tard à Cubana Tour pour une visite guidée de la ville.

Une fois le jus d'ananas fraîchement pressé avalé (ainsi que le festin entier préparé à nouveau par Maria), nous  voilà d'attaque pour la matinée.

 

Un taxi (climatisé! Le luxe suprême!) nous attend pour aller récupérer Julia, notre guide francophone (là, Nini est aux anges). Et c'est parti pour une matinée enchanteresse.

 

Nous remontons la festive Plaza de Dolores et prenons par l'immense Plaza de Marte (ou " Parc de la liberté"), du nom du dieu de la Guerre dans la mythologie grecque.  2010 06 Cuba 044

2010 06 Cuba 051Nous débutons la visite par le Parc botanique et le mémorial de Santiago, dédié aux soldats cubains, espagnols et américains tombés lors des guerres d'indépendance.

Julia nous explique que Santiago est appelée « la Tierra caliente » (la Terre chaude), non seulement à cause des températures élevées mais aussi en raison de la bravoure des fils de la ville et de tout l’Oriente cubain. En effet, les trois guerres d’indépendance qui ont secoué le pays dans les derniers siècles ont toutes débuté à Santiago, avant de se répandre partout dans l’île, jusqu’à embraser la région de l’Ouest et La Havane.

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Nous poursuivons notre route et découvrons l'incroyable Place de la Revolución Antonio Maceo. Le gigantisme de cette place est, d'après notre guide, commun à toutes les villes de Cuba, qui mettent un point d'honneur à célébrer le passé révolutionnaire du pays. Du haut de ses 5 mètres, le "Titan de bronze", à l'effigie du général Maceo, veille sur la ville. Julia précise que le site est désormais le lieu  de rendez-vous privilégié des grands rassemblements politiques et culturels de la région.

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En prenant l’Avenida de los Libertadores, nous débouchons sur le célèbre Cuartel Moncada.

2010 06 Cuba 068Alors là, accrochez-vous, c'est du lourd : En effet, ce lieu a un rapport direct avec le fait que l'on surnomme Santiago "Le bastion de la révolution" (oui, la ville a pas mal de surnoms! Une fantaisie locale?).

Nous sommes le 26 juillet 1953. Entouré d'un groupe d'une centaine de jeunes combattants, le jeune commandant Fidel Castro lance une attaque armée sur la caserne de la Moncada, bastion militaire du régim2010 06 Cuba 070e du dictateur Batista, qui tourne au désastre. Quatre-vingt des assaillants sont tués, et Castro, arrêté, est condamné à 15 ans de prison (il bénéficiera d'une remise de peine deux ans plus tard grâce à une vague d'amnistie en vue de redorer le blason de Batista lors des élections présidentielles). 

C'est à cette occasion qu'il rédige sa plaidoirie : « L'histoire m'acquittera », où il défend avec passion son action et ses thèses politiques.

 

Les balles de fusils que l'on voit encore sur la Moncada ont en fait été reconstituées, Batista les ayant fait reboucher peu de temps après l'attaque. Seules les balles situées dans la rampe sont d'origine. Aujourd'hui, la caserne a été transformée en école et en musée.

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Ainsi, pendant les années 1950, Santiago a été la principale chaudière du "Mouvement du 26 Juillet" (M26) et de la résistance contre le régime corrompu et sanguinaire de Fulgencio Batista.

 

D'ailleurs, lorsque l'on aperçoit au loin les contours de la Sierra Maestra, on pense immédiatement au Che, aux frères Castro, à Camilo Cinefuegos, etc., qui organisèrent, depuis ce milieu particulièrement hostile, la révolution qui renversa le dictateur Batiste en 1958 et "libéra" le pays de l'oppresseur (je tiens aux guillemets, ndlr).

 

Après toutes ces histoires riches en émotions, le retour à la réalité est é2010 06 Cuba 118trange.

Nous revoici en centre ville, devant le musée Bacardi, père du célèbre rhum, devant lequel résonne quelques notes de "son". En descendant la Calle Heredia, nous assistons à un concert dans la fameuse Casa de la Trova, demeure de style coloniale du XIXe, où est née ce genre de chanson traditionnelle cubaine interprétée par des poètes de rue, accompagnés de per2010 06 Cuba 122cussions et de guitares. C'est là que débuta un certain Compay Segundo!

 

Le tour de ville s'achève déjà (au bout de 4h!).  Il est temps de faire une pause et de se requinquer pour mieux profiter du programme de l'après-midi.

Publié dans Voyages

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