Expédition dans les "fjörds" alsaciens

Publié le par Lily

Je l'ai fait! Au bout de 7 longues années d'attente, de voyages annulés pour cause de rhino/grippe/bronchite et autres joies hivernales, j'ai enfin pu visiter notre belle Alsace pour mon plus grand plaisir!

Bon, "visiter" et "plaisir" sont de bien grands mots étant donné que le voyage a duré le temps d'un week-end, que j'ai dû me farcir 20h de car (l'occasion de me découvrir une patien13666 222450282080 552642080 3092524 3595370 nce insoupçonnée... quoiqu'en réalité, le froid était tellement intense que mes nerfs ont dû être tout engourdis, ceci expliquant cela), que la température moyenne était de - 10°C (et ce, au moment le plus "chaud" de la journée), que j'ai donc failli perdre 3 orteils (et les meilleurs en plus) et mon nez (ça, à la rigueur, je me serais fait une raison), que j'ai passé la nuit dans un camping à la dur (désolée, mais, sans vouloir jouer mes citadines supra snob, je constate qu'une chambre dont la salle de douche tient dans un placard où mon rugbyman de frangin n'aurait même pas pu atteindre le pommeau de douche, où on ne peut se déplacer qu'en crabe et où l'on entend son voisin du 2e éternuer, allant même jusqu'à "savoir" quand celui-ci retire ses super chaussettes en peau de caribou -et je confirme, le caribou, ça tient chaud... pour l'anecdote, le voisin était un québécois venu passer des vacances "estivales" en Alsace. D'ailleurs, le  -18°C annoncé dans la nuit n'a amusé que lui, le bougre étant habitué à des températures avoisinant les -45°C, et le petit déjeuner où il faut batailler pour avoir un pain au lait rassi, tout ceci relève plus du camping bas de gamme que d'un hôtel).
                                                                        
Ah, je vous entends d'ici : "C'est bien une parisienne celle-ci : toujours à se plaindre et à vouloir son petit confort!"
13666_222442632080_552642080_3092509_3723218_n.jpgQue nenni! Résolue à passer un bon week-end pré-festif (le dernier avant Noël), j'ai pris sur moi et fait le plein de bonne humeur. Il faut reconnaître que le vin chaud y était pour beaucoup : qui eût cru que se prendre de la neige en pleine poire eut été aussi fendard? Ben moi, ça a failli me coûter une bonne partie de mon visage cette histoire. Bah oui, à force de rire, j'en pleurais, mais avec le froid, mes larmes ont commencé à geler et voilà comment je me suis retrouvée avec un faciès aussi expressif que celui d'Angie Dickinson! Ok, j'exagère un peu. N'empêche qu'on aurait été à Québec, et ben je revenais défigurée mes enfants! Déjà qu'entre les cernes, les yeux brillants et le teint rougi, je ressemblais à un pêcheur bien imbibé...
Bon, on ne va pas passer le réveillon là-dessus!

Enfin, comme Edith, je ne regrette rien! Le vin chaud d'Obernay et 13666_222438257080_552642080_3092496_6276888_n.jpgses bretzels, son église aussi, les marchés de Noël, la crèche vivante avec un petit âne blanc, les villages sublimés par les illuminations de toute sorte qui font le bonheur d'EDF, Strasbourg, sa cathédrale, son tram, sa choucroute... Enfin, la choucroute, je ne fais que corroborer puisque tous les restaurants affichaient complets. Au bout de 3/4h, on a fini par se rabattre sur une grande chaîne de resto pour s'enfiler un plat de pâtes... So alsacien! Mais c'était ça ou finir comme Angie! L'instinct de survie en quelque sorte... Vous comprendrez avec quelle fierté non dissimulée je me suis auto-proclamée depuis lors : "Baroudeuse de l'année".

Publié dans Voyages

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