Histoire d'un amour passionné

Publié le par Lily

Nous voici donc à l'aube d'une nouvelle année, encore toute pleine d'espoir, où tous les rêves sont permis, où les résolutions en tout genre foisonnent et où chacun affiche un sourire béat, convaincu que "cette année sera la bonne".

Trêve de plaisanterie. Votre chère serviteur (serviteuse? servitrice? serviteure? la langue française, quel pied!) a commencé l'année, pour sa part, en mode semi-dépressif. Je vous rassure mes petits bichons (oh, non, non, je ne peux vraiment pas me résoudre à vous affubler de droopy-i-am-so-happy_1228638792.jpgsobriquets dignes d'une cocotte grande époque)... Je vous rassure mes chers lecteurs (voilà qui est mieux et qui sonne tellement plus pro!), point de dépression gravissime. Juste le coeur gros comme une maison, l'esprit morose, l'oeil à la droopy et les épaules courbées façon "je croule sous le poids du monde". Cet état n'a pourtant pas grand chose à voir avec la nouvelle année, toute nostalgique que je suis.

En fait, je traverse un moment très rude que bien des femmes ont hélas connu : la RUPTURE, ce mot atroce qui n'est que douleur et tristesse. Quoiqu'en fait ça dépend ; ça peut aussi être vécu d'une façon ultra libératrice, genre "Hourra! Le monde du célibat est à mes pieds! A moi l'indépendance totale sans personne qui me prenne le chou, sans soirée foot imposée, sans avoir à se farcir l'anniversaire de tartuffe ou tartempion -que vous ne pouviez pas sentir de toute façon. LA LIBERTE ABSOLUE!

Ouais, enfin bon, là, ce n'est pas le cas.
Je vous explique ; je viens de vivre 15 jours de pure passion, d'un amour véritable et sincère -moi qui étais une pure sceptique quant à ce sujet assez mystérieux, admettons-le. L'objet de mon coeur? Ben mon lit pardi!
Hey, interdiction de glousser. Réfléchissez : qui d'autre vous accueille "à draps ouverts" à n'importe quel moment de la journée? Qui d'autre vous réchauffe quand vous grelotter? Qui d'autre vous dorlote, vous réconforte, et vous fait littéralement rêver sans rien exiger en retour? Hein? Alors? Pas folle la guêpe!

J'ai donc passé mes 15 jours de vacances à farnienter en long, en large et en travers de mon king size (faut ce qu'il faut!), à me cacher sous la couette en regardant un vieil Hitchcock, à me pelotonner tout contre mon oreiller en fredonnant sur Colbie Caillat, à m'assoupir tout doucement en lisant du Borges.

Mais ce matin, nous avons dû nous rendre à l'évidence : les vacances étaient terminéesmafalda3cp250zm8 et cette relation ne pouvait pas durer. J'ai donc quitté mon lit avec un gros poids sur la patate, celui-ci me faisant les yeux doux, essayant de me retenir par tous les moyens. J'ai dû me montrer forte et ne pas céder à la tentation.

J'ai regagné mon bureau (avec qui les relations sont parfois houleuses), toute cernée et dépitée par cette rupture pourtant inévitable.
ET malgré tout, je ne peux me résoudre à l'oublier, mon cher et tendre lit! D'ailleurs, il n'est pas dit que ce soir, je ne replonge dans de beaux draps!

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Mayalili 04/01/2010 21:12


heureusement que tu le retrouve toutes les nuits ou presque ;)