Les malheurs de Lily

Publié le par Lily

Je vous l'ai dit, ma famille orléanaise est venue passer quelques jours à Paris pour Pâques. J'ai ainsi retrouvé ma petite cousine, Kim, 5ans 1/2, alias Fifi Brindacier pour son tempérament téméraire (et imagesCA44OGMF.jpgje trouve que c'est un euphémisme).

En voyant sa nouvelle frange, j'ai félicité ma tante pour cette nouvelle "coupe" qui sied à ravir à la petite frimousse. Celle-ci m'apprend alors que la mistinguette a décidé de tester ses talents manuels en se coupant la mèche toute seule... Le miracle dans l'histoire est qu'elle a eu la main plutôt heureuse (elle aurait très bien pu finir avec la tronche à Désirless... ça en aurait fait des dégâts, c'est moi qui vous le dit).

 

Enfin, à 5ans 1/2 (le 1/2 est très important encore à cet âge... et on y tient jusqu'à la majorité à peu près. Ensuite, on a tendance à les oublier, nos "demi-années"... Parfois, c'est même les années qu'on oublie. Enfin, ça, c'est une autre histoire), c'est l'âge où on est en pleine expérimentation. D'ailleurs, je me demande si l'anecdote capillaire ne fait pas partie d'une sorte de rite initiatique pour toute gamine qui se respecte. Car évidemment, moi aussi j'ai eu mon heure de gloire digne de Franck Provost et Tony & Guy réunis : ma mère m'avait fait des couettes (j'étais jeune et insouciante/inconsciente et j'aimaiimagesCAKYXMDJ.jpgs bien avoir des couettes. Enfin, c'était hyper en vogue à l'époque, une époque où le bandana et les cyclistes moulants étaient aussi incontournables. Faudra que je revienne là-dessus un jour, car croyez-moi, les dommages furent plus que collatéraux).

Occupée à me cacher de mon frangin avec qui je jouais à chat derrière le grand chêne du jardin, j'ai voulu défaire mes couettes qui me rendaient trop facilement repérable de la fouine. Mais mes cheveux se sont pris dans l'élastique, ce qui eut le don de me mettre les nerfs en pelote (si jeune et déjà aisément "contrariable"). J'ai fini par rentrer, choper une paire de ciseaux, et mettre fin à cette torture semi-couettienne (c'est la couette gauche qui trinqua). Voilà comment je me suis retrouvée avec un horrible carré pendant plusieurs mois. Le point positif est que je n'ai plus jamais porté de couettes.

 

Des "expérimentations" de la sorte, j'en ai testé quelques unes (et pas qu'à l'âge de 5ans 1/2...). Il y a eu par exemple ma première épilation au rasoir... mais à sec (je ne savais pas qu'il fallait utiliser une mousse spéciale. Maintenant, je le sais) ou mon allergie à "l'eau fabuleuse" dont je vous ai peut-être déjà parlé (fini les points noirs, la peau est décapée! Au sens propre du terme. Et je vous assure que le rouge est une couleur qui ne m'a jamais avantagée, surtout étalée partout sur le visage). 

J'ai également dû évoquer mes délires chevelus qui m'ont obligée à porter un gros bandeau à fleurs pendant 2 mois (merci la dimagesCAQRVFOG.jpgécoloration  "parce que je le vaux bien". Tu parles, Charles!).

Mais il y a eu aussi l'accident du sourcil chauve (oui, j'ai souffert de calvitie sourcilleuse, mais que sur un seul sourcil, sinon, ça n'aurait pas été drôle), le bronzage à base de graisse à traire, une riche idée grâce à laquelle je fus brûlée au 1er degré la 2e semaine des vacances d'été de mes 17ans, les séances de maquillage raté (oui j'ai testé les yeux charbonneux et non, je ne suis pas douée, cf le post du 1er avril), le test de la douche autobronzante qui para ma peau d'un hâle orangé des plus ridicules (sans parler des zones blanches qui avaient résisté à l'autobronzant, m'affublant d'un look zébré dont je me serais bien passée), le piercing qui s'infecta, les faux-ongles qui ont fini par me les finguer, les ongles, et les faux cils qui me provoquèrent une conjonctive aiguë (vous avez déjà passé votre 1er mai à l'hôpital des 15-20? Un grand moment, je vous l'assure!).

 

Voilà, vous savez tout de mon côté (més)aventurière!

Tout ça pour dire qu'on est jamais aussi belle qu'au naturel (en tout cas, les ravages sont moins compliqués à rattraper!).

 

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