Moi je veux moullile sul scèèèneueue (air connu)

Publié le par Lily

dalida.jpgHier soir a eu lieu l'évènement mondial tant attendu (le 1er qui me parle d'un match de foot est prié de quitter ce blog sur le champ. Merci.) : je veux bien évidemment parler de mon gala de danse!

 

Ah, les spectacles de fin d'année et leur doux parfum d'enfance (je précise "d'enfance", pour le cas où certaines personnes m'imagineraient encore faire des entrechats lookée façon petit rat de l'opéra...). Je me revois encore dans mon justaucorps rose trop apprêté et mon tutu en tulle qui me grattait et me faisait me dandiner pour supporter la démangeaison, les cheveux ramenés en un chignon fixé au moyen d'épingles qui me transperçaient la tête. C'est à se demander pourquoi je garde de si bons souvenirs de mes spectacles de danse!

 

La réponse est évidente : l'adrénaline! C'est bien simple : vous passez toute l'année scolaire à répéter votre chorégraphie pour être au top le Jour J. Des heures de répétitions, de prise de tête sur les enchaînements qui ne s'enchaînent pas, des litres de transpiration versés, des tonnes de courbatures ressenties, tout cela pour quelques minutes de frénésie incroyable.

 

Et bien c'est cette même sensation de trac mêlé à une surexcitation puissance infinie qui m'a envahie hier soir.

Dès l'ultime répétition, le stress commence à monter. On se dit : "ça y est, la prochaine fois, c'estscne_vue_du_balcon_nb_550co.jpg pour de vrai". On essaye de détendre l'atmosphère, de relativiser, de rigoler... Mais au fond, on a toutes les jambes cotonneuses et la gorge sèche. On a beau connaître la chorégraphie par coeur, il y a toujours ce maudit "et si" qui nous taraude. "Et si je me plante?", "Et si j'oublie les pas?", "Et si je tombe?", "Et si mon pagne se défait?", "Et si je viens à tomber dans la fosse?"...

 

L'heure de passage approche. On respire, on se rassure. Mais cette fichue boule au ventre ne part pas. Là, on se dit qu'on est complètement barge de s'infliger un truc pareil et que "Plus jamais ça!".

 

Plus le temps de se torturer : c'est à nous!

 

Vite, il faut gagner les coulisses et se tenir prêtes. Silence. Concentration. Quelques bonds sur place. ça bouillonne sec à l'intérieur! Le rideau se lève, le tam tam résonne. Faut y aller.

Et c'est parti pour 2 minutes 30 de pur bonheur! Le coeur palpite à mort. On sourit pour se donner bonne figure, en oubliant que notre débardeur est quand même un peu plus échancré qu'il ne devrait l'être et en faisant fi du maquillage ridicule dont on nous a affublé. On manque de se imagesCAW2CY9S.jpgplanter, on rattrape le coup comme on peut. On cherche vite fait du regard ses amis dans la salle. On tourne, on saute, on frappe des mains. C'est fini!

 

Tout ça pour ça? Ben oui, 2 minutes 30, ça passe très vite. Mais c'est juste assez pour vous rendre définitivement accro à la scène.!

 Et malgré toute l'anxiété générée, je n'ai qu'une hâte : remettre ça l'an prochain!

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