Ôde à la rhino

Publié le par Lily

Et me revoici, toute pimpante, fraîche et dispo... D'accord, je ne leurre personne. Je sors d'une rhino qui a bien failli flinguer mon week-end sévillan (qui fera l'objet d'un autre billet) et peut-être même la vie (oui, j'assume parfaitement ma part de masculinité qui me fait croire que je suis à l'article de la mort dès le moindre rhume... et qu'on n'appelle pas ça de l'hypocondrie! Je sais juste où sont mes limites, nuance!).
J'explique : je travaille avec des personnes particulièrement généreuses, surtout lorsqu'il s'agit de partager leurs microbes. Ben oui, c'est quand même vachement plus marrant de contaminer les autres plutôt que de se trimballer le pif en choux-fleurs couleur rouge fluo en solitaire.

Du coup, jeudi dernier, je rentre chez moi un peu fébrile terminer ma valise. La gorge commence à me démanger, le nez à couler, la tête à cogner... mais toute vaillante que je suis, je me suis dopée au doli & autres vitamines C, histoire de montrer au virus qui est la plus forte!

Résultat, je me suis baladée dans la capitale andalouse avec la tronche en vrac, le tarin éclaté, les yeux coulants et la voix digne d'un ado en fleur... elle était belle l'ambassadrice parisienne!
Le point positif, c'est qu'on m'a souvent dit que j'avais un très bon accent espagnol! Comme quoi, parler du nez peut avoir du bon.

L'autre point qui aurait pu s'avérer positif, c'est justement cet effet de voix profonde et grave, un brin sensuel, à la Anna Mouglalis. Mais bizarrement, la référence en voix profonde et grave dans mon entourage, c'est feu Macha Béranger... Ou alors, Jeanne Moreau, mais version revisitée par Laurent Gerra.
On l'aura compris, pour le glamour, c'est pas vraiment ça...

Mais c'était tout de même super chouette de déambuler dans les rues de Séville dans un état de demi-délire! J'aurais pu me la jouer héroïne Gogolienne (heu, pas "google", "Gogol", l'auteur des Nouvelles de Pétersbourg) qui voit son nez se promener en toute indépendance du reste de son corps. Tiens, je n'y avais jamais réfléchi, mais se pourrait-il que Gogol ait été atteint lui aussi d'une rhino lorsqu'il écrivit "Le Nez"? Réflexion hautement philosophique...

Dites donc, qu'est-ce que ce sera si j'en viens à choper la grippe? Non, je refuse de devoir supporter la démarche d'une centenaire qui ne tient même plus sur ses cannes et d'être aussi sexy qu'un pot de fleurs fanées (ça, c'est acceptable uniquement lors des rares lendemains de fête; et le meilleur moyen d'éviter les lendemains de fête, ben c'est de les enchaîner pardi!).

La suite au prochain numéro?

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