Page blanche psychotique

Publié le par Lily

page-blanche.jpgCela fait plusieurs jours que je retourne le truc dans tous les sens, mais j'ai bien peur de devoir me rendre à l'évidence : je suis victime du SPB (le Syndrome de la page blanche).
Je sais, cela peut paraître très prétentieux de se dire atteinte d'un tel mal qui aurait plutôt tendance à toucher les écrivains et non les scribouillards, mais après tout, tenter de tenir un blog de façon régulière, eh bien c'est du boulot!

Il faut trouver des sujets pas trop ennuyeux, les traiter dans un style qui ne soit pas répétitif et donc faire en sorte de tenir un propos plus ou moins original, s'appliquer dans le délire "palabresque" (je tiens à m'excuser à nouveau pour tous ces néologismes, mais c'est tout de même sacrément jouissif de pouvoir inventer une sorte de langage parallèle... Et n'allez pas croire que je sois fan de sciences fiction pour autant! Je n'ai jamais rien capté au langage des Ewok, de maître Yoda ou du Cousin Machin. J'ai simplement appris à me satisfaire avec modnelly_olson.jpgestie des petites choses de la vie. Ok, ça fait un peu "La petite maison dans la prairie" ce que je raconte, série qui, rappelez-vous, suintait les bons sentiments. Or, tout le monde sait que ma préférée dans l'histoire, c'était Nelly Olson. Son caractère impossible de chameau nuancé par son allure angélique m'intringuait au plus haut point. D'ailleurs, vous avez remarqué que, question boucles anglaises, elle assurait grave? Vachement plus que Laura et ses nattes de simplette, non? Mais comment faisait-elle, à une époque ou le fer à boucler automatique n'existait pas? Déjà que je ne maîtrise pas du tout cette avancée technologique révolutionnaire... Il y a de quoi forcer l'admiration!).

Tiens, je crois que je le tiens mon record de la plus longue parenthèse du monde...

Je reprends : écrire n'est donc pas toujours une tâche aisée. J'ai beau partir à la pêche aux idées, "m'infligeant" des sorties à répétition dans les méandres parisiens (ou comment lier l'utile à l'agréable!), bien des fois, je fais chou blanc dans mes recherches.

D'où cette question un tantinet angoissante : peut-on arriver à saturer son imagination? Celle-ci est pourtant sensée être sans borne ni limite. Or, là, je bloque... Quoi dire, quoi raconter?
Mes souvenirs d'enfance faits de jeux en tout genre, de fêtes de l'école et de goûters d'anniversaire où je me planquais quans mes parents venaient me chercher, histoire de m'amuser plus longtemps en les faisant tourner en bourrique -mon surnom d'alors étant "La Poison", fallait bien que je défende ma réputation!- ?
Les différentes humiliations vécues ça et là, comme la fois où l'on ma prise pour Isabelle Boulay/Natasha Saint-Pier (j'pôrlrè donc vec un accent québécôis? Tabernacle! Encore une idée niaiseuse que de m'être fait boucler ma tignasse auburn pour gagner en volume!) en me demandant d'interpréter le tube du moment (requête effectuée par de parfaits inconnus lors d'une soirée karaoké)? Précision qui vaut ce qu'elle vaut : jamais je n'aurais mis les pieds dans ce genre d'endroit si j'avais su que le resto où nous étions invités était en fait un karaoké, de seconde zone qui plus est (décor fait de néons vert et rouge, d'un poster de Johnny côtoyant un autre de Dick Rivers, d'un jukebox hors-service et de chemises en jean, de ceinturon à tête de taureau et des santiags par dizaine). Et voilà comment ma voix de crécelle et moi nous sommes retrouvées sur scène, un micro à la main, prétextant une extinction de voix subite pour échapper au pire. Parce que dans mon monde à moi, quand on chante faux à en faire hérisser le poil de son chat pourtant sourd comme un pot, on ne se fait pas applaudir à tout rompre tel Cameron Diaz dans Le Mariage de mon meilleur ami... Dans mon monde à moi, ce genre d'événement peut provoquer une 3e guerre mondiale. Je vous laisse méditer là-dessus.

Fichtre, la page blanche n'est donc point glorieuse...

Notre-20Dame-20fm-20Ile-20St-20Louis.jpgLa seule conclusion qui s'impose est d'aller retrouver l'inspiration là où elle se cache. Au large des îles par exemple. Bon, ben il ne me reste plus qu'à mettre les voiles! Cap sur l'île Saint-Louis!!! (Hey, on fait avec les moyens du bord moussaillons!).  

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tatibiche 19/02/2010 21:59


si tu me menaces , je te defais ton dan carter en cinq sets heu;;;;; drop retour au 22
BISOU MON LOUKOUM


TATI BICHE 16/02/2010 19:25


je suis fan de ton blog , mais c est un honneur d etre prise pour isabelle boulay est tu sure que c est la couleur de tes cheveux ou la petite taille qui sonta l origine de l humiliation? mon
loukoum on ne touche pas a isa
mais je t adore quand meme


Lily 17/02/2010 09:27


Ah, la la, ces fans susceptibles... Je suis désolée si Isabelle Boulay, toute merveilleuse soit-elle, ne rentre pas dans mon panthéon personnel. Mais rappelle-toi ce que je fais aux fanatiques
hurlantes... Alors attention, où je fais plonger ton personnage bloggesque dans une dépression sévère et lui fais prendre 20kg d'un coup! Du chantage? Non : un prêté pour un rendu!
Bisou ma t-biche!!! 


Mayalili 11/02/2010 15:11


Et beh pour une page blanche je la trouve bien remplie !! Et puis tu ne dois pas t'imposer de rythme c'est le stress qui provoque les pages blanches ;)


Lily 11/02/2010 15:18


Mais tu connais pourtant mon côté psychotico-névrosé en puissance! M'angoisser, c'est l'art dans lequel j'excelle!!!