RBT

Publié le par Lily

Je vous l'ai déjà dit, depuis quelques temps, j'ai le moral en berne. J'aurais pu faire comme ma mère et mettre ça sur le compte de la pré-ménopause (la sienne dure depuis une quinzaine d'années environ), mais tout de même, j'aurais été aussi crédible que Sharon Stone jurant ne jamais avoir fait appel au botox...

imagesCA8PK3T1.jpgJe vous rassure tout de suite : rien de grave. Juste un "ras-le-bol de tout", que vous même avez déjà dû ressentir à maintes reprises. C'est ce qu'on pourrait appeler, en terme journalistique, un "marronnier", un sujet récurrent traité d'année en année, tels Pâques, Noël, les soldes, le Beaujolais nouveau, les vacances d'été et les régimes miracles (du style "Perdez 3kg en 1 jour en vous faisant raboter un os. Efficacité prouvée")... et "le ras-le-bol de tout", à la différence près que celui-ci ne répond pas à une date précise mais peut se manifester à n'importe quel moment.

La cause de ce "RBT"? Des inepties. 
Mon RBT 2010 est lié à un sentiment de stagnation intense. Le boulot m'ennuie profondément (je crois que je préférerais encore être foudroyée par l'éclair après avoir dépensé trois mois de salaire chez Chloé que mourir d'ennui. Au moins, je mourrai avec une coupe dans le vent et bien sapée! Pardon, la morosité chez moi va souvent de pair avec le morbide!), cette maudite St-Valentin approche, mon déménagement tarde à s'organiser, le stress se fait sentir et, lien de cause à effet, je me retrouve affublée d'un bouton ridicule sur la joue que fond de teint et crayon n'arrivent pas à camoufler... Bref, j'ai de plus en plus de mal à relativiser la situation. L'art de se noyer dans un verre d'eau, me direz-vous. Soit. Quoique je préfère l'image associée à la coupe de champagne. Quitte à être acariâtre, autant y mettre un peu de grâce! Et beaucoup de bulles.

En fait, le problème, c'est qu'on n'arrête pas de nous ressasser qu'il faut "AVANCER" dans la vie. Avoir un bon boulot ("bon" boulot signifiant "bien payé". Que celui-ci vous passionne n'est que secondaire), se marier, pondre des marmots, acheter une maison, adopter un chien (de préférence, un Bobtail ou un Saint-bernard, parce que c'est bien connu, la réussite se mesure à la taille de ce que vous possédez : grosse baraque, grosse bagnole polluante, gros chien aboyant des décibels à rendre sourd votre voisin... le tout pour se donner l'illusion de mener une vie exaltante. Vous imaginez le tableau?)... Tout ceci répond à une logique sociale visant à nous faire rentrer dans des petites cases bien carrées, bien rassurantes, histoire que rien ne déborde. Et oui, quand je suis morose, j'ai l'écriture pénible...

Alors, évidemment, quand vous ne répondez à aucun de ces critères, c'est le drame. ça vous donne l'impression que tout le monde assiste à une super fiesta à laquelle vous n'avez même pas été invitée. Il y a de quoi être contrariée tout de même. Et moi, l'exclusion, ça me fout les nerfs à vif, presqu'autant que "La Ferme célébrité en Afrique" (un constat affligeant démontrant que la bêtise est un puits sans fond).
Enfin, d'un autre côté, les cases, ça m'angoisse. Tout ce qui est carré d'ailleurs m'angoissent. Je préfère la rondeur, là où il n'y a pas de risque de se blesser dans les angles (mes hanches le prouvent bien du reste!).

Voilà pourquoi je suis en plein RBT.
Bon, je dois avouer une fois de plus que j'ai une fâcheuse tendance à laisser imagesCAG0GE2Z.jpgs'exprimer mon côté râleur (je n'y peux rien, c'est génétique... Rassurez-moi, je ne vous l'avais pas encore fait le coup du "génétique"? Parce que sinon, il faut que je pense à renouvelles mon stock de fausses excuses!).

Je sais bien que ce n'est qu'une petite phase de turbulences, et qu'"après la pluie, vient le beau temps" (punaise, qu'est-ce qu'on est fort pour les maximes qui ne veulent rien dire! Après tout, ça marche aussi dans le sens inverse, non?).
Simplement, il y a des fois où se rattraper aux branches quand on a l'impression d'être sur une pente glissante débouchant sur un platane gros comme le derrière de Mme Sarfaty, ce n'est pas toujours évident. D'autant plus quand on a la souplesse d'un éléphant croisé à un phacochère (image des plus sensuelles, j'en conviens).

Du coup, il ne me reste plus qu'à me rappeler des belles paroles de Ramon Llull (philosophe et poète catalan) : "La patience commence avec des larmes et à la fin, sourit". Que croyez-vous : on a aussi beaucoup d'humour chez les catalans!

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Mayalili 04/02/2010 22:54


oh non !! C'est toujours long quand on attend des choses :s Pour le boulot dis toi que ça paye les factures!! et trouve une activité autre qui te plaise et qui te détende. Et je crois qu'il va
falloir qu'on avance notre w-e. Finalement on va le faire debut mars ça te fera le plus grand bien !!!


Lily 05/02/2010 09:16


Avec grand plaisir ma puce! on parle de tout ça très vite...