Sociologie cinématographique

Publié le par Lily

Avec un titre pareil, je parie que j'ai dû en rebuter quelques uns à la lecture.

Que les plus courageux se rassurent : loin de moi l'idée de jouer les ethnologues en herbe (le résultat serait aussi probant que de vous parler d'algorithme!).

  main levée

"Pourquoi donc ce titre énigmatique?" me demanderez-vous. Parce qu'à force de me réfugier dans les salles obscures -et surtout, à force de patienter pendant le quart d'heure américain publicitaire-, j'ai eu tout le loisir de me rendre compte que bien souvent, il est amusant d'établir ce que l'on pourrait appeler une "sociologie des spectateurs". Façon de s'habiller, humeur particulière, en groupe ou en monôme (que ceux qui étaient nuls en algèbre lèvent la main!) se révèlent être autant d'indices pour deviner le film choisi par le public confortablement installé.

 

Je me souviens tout particulièrement de mon "premier" Harry Potter sur grand écran. Intriguée par ce phénomène grandissant qui m'était alors inconnu, j'ai voulu voir ce que donnait cette histoire de sorciers dont on parlait jusque dans les amphis de La Sorbonne. C'est alors que je me suis retrouvée à faire la queue au milieu d'énergumènes vêhptus à la mode de leur héros : des écharpes multicolores, des chaussettes montantes rouge et jaune (mais sans les petits pois), des chapeaux pointus, des grosses lunettes rondes et même des balais soit disant volant (faut quand même pas pousser mémé dans les orties!). Un épisode aussi déroutant que mémorable.

 

Autre événement récurrent : les "spécimens" de sciences fiction.

J'ai remarqué plus d'une fois que, lorsque je vais voir ce genre de films voire l'adaptation d'un Comic book (ou d'une "bande dessinée", en français dans le texte), je suis généralement entourée non pas d'un superman ou d'un batman plus vrais que nature -faut pas abuser non plus. Quoi que, tout est possible avec le 7e art!- mais de spectateurs juvénilo-masculins aux rires aussi gras que leurs cheveux (je vous passe les autres détails physiques liés à cette étape cruelle qu'est l'adolescence).

A l'inverse, à chaque comédie romantique son lot de demoiselles en fleur (j'en sais quelque chose!), quelles soient jeunes ou pas d'ailleurs, certaines réussissant même l'exploit d'être escortées par quelques messieurs - que l'on suspecte d'avoir été traînés de force par leur douce dulcinée (ah, c'est beau l'amour!).

  orange et vert

Attention, je ne voudrais pas faire de généralité non plus. J'ai longtemps dépassé le stade de l'adolescence (Dieu merci!), je n'affiche pas toujours un sourire niais devant Hugh Jackman ou Ewan McGregor (la niaiserie pouvant aller jusqu'à me faire verser quelques larmes de désespoir) et les rares fois où je suis allée au cinéma dans un accoutrement bizarre, c'était parce que l'orange et le vert étaient revenus à la mode (lors d'un énième retour des années 90). 

 

Imaginez alors ma hâte d'aller voir Saw 7 ou Les Chimpanzés de l'espace!

 

Publié dans Cinéma

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article