Chien mouillé

Publié le par Lily

Je ne sais pas si ça vous arrive également, mais souvent, je me surprends à divaguer derrière mon ordi alors que je dois rédiger des lettres ou autres documents en urgence, ou effectuer des recherches pour le boulot. Je peux être à fond dans ce que je fais et tout à coup, le bugg... j'ai le cerveau qui part en live, imaginant ma prochaine destination touristique, quelle tenue je porterai au réveillon, ce que je ferai ou pas à la St Sylvestre, si on parle encore du 31 en disant "la St Sylvestre"...

La divagation du jour porte sur la difficulté du lavage de pull.
De prime abord, l'idée peut paraître saugrenue (je vous entends d'ici : "Elle n'a vraiment rien d'autre à faire de ses journées que d'émettre de pauvres considérations de desperate housewife!"). Seulement, vous êtes-vous déjà rendu compte à quel point il était compliqué de laver ses pulls?
Trop chaud et vous vous retrouvez avec un truc informe aux manches plus longues que vos jambes (et je suis sure que c'est valable aussi pour les femmes de plus d'1m60!).
Trop froid et là, c'est la coupe mini-pouce assurée (et ne me faites pas croire que le nombril à l'air, c'est fashion!).
Trop je-ne-sais-quoi, et ça bouloche....

Mais ce qui est terrible, c'est que, malgré toutes les précautions, toute l'attention portée à la notice de Wool-Mir & autre lessive miracle, tout ce que vous récoltez après lavage, c'est un pull à l'odeur de chien mouillé! L'horreur absolue, incamouflable malgré le litron de parfum aspergé sur l'objet du crime en question (et croyez-moi, je parle en connaissance de cause. Ah, et faites gaffe, le parfum, ça tache...).  Autant vous le dire, passer la journée avec des effluves de yorkshire sorti tout droit des égoûts n'est pas très agréable... Je suis en train d'en faire l'expérience : il faut rester à distance de ses collègues, de son boss et des gens en général pour ne pas éveiller des regards suspects, interrogateurs ou pire encore, risquer de se mettre à dos la bande à Bardot pour port de pull en poils de clebs! Une horreur vous dis-je.
L'unique refuge est alors le métro, seul lieu parisien (hormi les égoûts pré-cités et quelques rues aux relents pestilenciels) où les odeurs nauséabondes vous permettent de relativiser votre inculture en domptage de poils de mouton. 

Pourtant, j'ai même essayé le lavage à la main. Résultat : un enfer à faire sécher ces choses-là (j'ai ainsi flingué une robe en laine et en angora en la faisant sécher sur un cintre au lieu de "faire sécher à plat", comme indiquer... un malentendu sur ce que le "à plat" signifiait. Désolée, mais chez moi, le linge, ça sèche "debout", pas allongé sur une planche!). Vous comprendrez aisément pourquoi je n'ai pas encore osé sauter le pas avec le cashemire.

Bref, au cas où vous auriez quelques recettes miracles, je suis preneuse!

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