Rugbyémoi

Publié le par Lily

Depuis la semaine dernière, j'attendais la journée de lundi avec impatience -enfin, la soirée plutôt. C'est ainsi que je débutais la semaine sous le signe des "3E" : Excitation. Enthousiasme. Euphorie.
L'objet de mon émoi? Ma rencontre inespérée avec Marc Lièvremont et quelques pointuresimagesCAH7QFAY.jpg rugbalistiques!

Pour les non-initiés (fichtre, il serait temps de vous y mettre : quoi de mieux que de supporter de grands gaillards qui respirent la virilité jusqu'au bout des cheveux?! Attention, je ne parle pas des bellâtres qui posent pour le "joyeux" calendrier des rugbymen, qui verse de plus en plus dans le porno-trash... enfin, d'après ce que l'on m'en a dit. Mes chastes prunelles risqueraient d'en perdre la vue!), Marc Lièvremont est le sélectionneur de l'équipe de France. En gros, celui que l'on adule lorsque l'on gagne un match, et que l'on fout sur le peloton d'exécution en cas de défaite.

D'abord, je dois recontextualiser l'affaire, car non, je n'ai pas croisé Marco à la boulangerie de mon quartier, mais dans les coulisses de TV5 Monde lors de l'enregistrement de l'émission "La magie du Tournoi"! (un des rares avantages de mon job). Je dois tout de même révéler une petite arnaque : on s'attendait (le "on", c'est ma copine Nini et moi) à être présentes sur le plateau, alors qu'en fait, on nous a dirigées vers la salle de projection où était retransmis l'enregistrement de l'émission. Allez comprendre la logique de l'histoire.

En attendant que l'enregistrement commence, on nous fit patienter gentiment dans un petit salon, avec open bar! Bon, étant d'une honnêteté absolue (je ne le répéterai jamais assez!), je dois avouer qu'avec Nini, on n'a pas osé aller se servir. Correction, je n'ai pas osé aller me servir, Nini étant dans l'incapacité de rester en station debout à cause du litre de flotte qu'elle avait ingurgité (depuis qu'on lui a dit que les belles plantes, ça s'arrosait, elle n'y va pas de main morte) et point de W.C en vue, évidemment (ça, c'était pour la glamour's touch).

Quoiqu'il en soit, on n'était en petit comité, ce qui signifie que, pour peu que je cédasse à ma maladresse légendaire, ça ne serait pas passé inaperçu. Et croyez-moi, il y en avait des dangers potentiels (du beau brun accoudé au bar qui m'aurait fait perdre mes moyens rien qu'en éternuant au tapis qui flirtait dangereusement avec mes chaussures, jusqu'au verre de jus de tomate que j'aurais immanquablement renversé sur ma jupe en laine blanche par je ne sais quel moyen).

simon-taylor.jpgNous nous installâmes donc sur une longue banquette à côté d'un grand blond en costume assez charmant. Ok, il était super craquant, surtout qu'il était tout seul, jouant avec son portable, l'air timide, son visage tout en douceur marqué par quelques gnons (là, vous vous dites : la fille est mordue... Et ben oui, et pas qu'un peu!!! Et d'un blond! Le monde est devenu fou, je vous le dis). Bizarrement, tout le monde le saluait d'un air entendu.
J'appris par la suite qu'il s'agissait de Simon Taylor (1,95m, 111kg, troisième ligne écossais du Stade français... merci le site de "l'Equipe"!). J'ETAIS ASSISE A COTE DE SIMON TAYLOR!!!!!!!!!! Mais pourquoi n'ai-je pas tenté une entrée en matière, du style "Hey, Simon, partant pour une p'tite mêlée improvisée?" ou "Hey, Simon, cours après-moi que j't'attrape"!... Hum, en fait, j'ai bien fait de m'abstenir...
Déjà qu'on a frôlé l'expulsion avec Nini.

En fait, tout se passait très bien, les gens donnaient l'impression d'être civilisés et nous jouions le jeu telles des actrices moult fois oscarisées. Nous avons croisé le "petit" Maxime Mermoz (jeunot d'1,80m qui évolue à Perpignan et en EDF... en équipe de France, pas chez les électriciens, faut suivre!), Gonzalo Quesada, poids plume argentine (1,80m, 84kg seulement!), l'un des entraîneurs du XV de France, Pierre Albaladejo, alias "Monsieur drop", légende du rugby français des années 1960 et Bruno Solo (???), ce dernier venu en tant que véritable fan de l'ovalie.

Avec Nini, on affichait un sourire béat, mais on essayait de ne pas trop laisser parler notre "fanitude", histoire de donner le change. Seulement, c'est bien connu : chasser le naturel, il revient au galop!
dc-match.jpg
Effectivement, l'enregistrement se déroulait à merveille, l'émission prenant des airs de documentaire fort intéressant. Jusqu'à ce qu'ils se mettent à passer des images du match France-Nouvelle-Zélande (quand on s'est fait laminer par les All Blacks 12 à 39 le 28 novembre dernier)... incluant des images de Dan Carter en action.
C'est à ce moment-là que la salle résonna de cris quasi-hystériques et de gloussements en tout genre émanant de deux dindes aux accents puérils... (est-il besoin que je précise à qui je fais référence?). Alors soit, dans un stade bondé, ça serait passé inaperçu (et généralement, ça passe inaperçu!), mais dans une salle de projection de 17 personnes, tout de suite, ça fait mauvais genre.

Quand nous reprîmes nos esprits, nous nous rendîmes compte que les personnes autour de nous nous regardaient avec un drôle d'air.
Du coup, on a préféré faire l'impasse sur les petits fours du buffet et nous sauver sans demander notre reste.

C'est bête, les bouchées au saumon avaient l'air mortel... en tout cas, meilleurs que le plat de pâtes froides que j'ai dû cuisiner... Bah, ça me fera une nouvelle résolution pour 2010 : faire fi du regard des autres (au risque de choper une intoxication alimentaire!).

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